Renouveler l’Université. Pour un rapport au savoir adapté au XXIe siècle, de Louise Bertrand

Le développement des TIC et de la FAD

Louise Bertrand est professeure à la TELUQ, une université d’enseignement à distance, depuis 1985 au Canada. En 2010, elle publie cet ouvrage intitulé Renouveler l’université. Pour un rapport au savoir adapté au XXIe siècle, constituée de cinq chapitres, dans lequel elle fait paraître un article, Le développement des TIC et de la FAD. Ce chapitre 2 traite de l’usage des nouvelles technologies au sein des universités.

Louise Bertrand dresse dans son article un panégyrique des TIC et de la FAD dans les universités. Pour rappel, les TIC sont les Technologies de l’Information et de la Communication, et la FAD désigne la Formation A Distance.

Elle présente d’abord un historique d’Internet, dont l’origine remonte aux années 60 : à cette époque, le but premier était de prouver la supériorité des Etats-Unis sur l’URSS grâce à un système de communication qui résiste aux attaques nucléaires. De là la création d’ARPANET, qui sera plus tard remplacé par Internet.

Usage militaire d’abord, usage scientifique ensuite, ARPANET s’étend et arrive finalement jusqu’aux universités. L’idée judicieuse qu’ont eue trois étudiants américains de lier des ordinateurs par des lignes téléphoniques a permis la création du système USENET, le tout premier forum.

Les adjectifs posent le ton. « Croissance vertigineuse », « leçons intéressantes » – à propos de l’histoire de sa création -, « développement fulgurant », « essor prodigieux » (cit.p.36). L’évolution d’Internet est à la fois rapide et positive. Louise Bertrand rappelle dans son article que les nouvelles technologies permettent avant tout l’accroissement et la rapidité de « la diffusion du savoir » (cit.p.33). Un aspect non négligeable dans le milieu universitaire, où la transmission des connaissances occupe une place prépondérante.

De là l’importance de la FAD. L’essor de cette pratique permet en effet un accès universel au savoir et Louise Bertrand a su en montrer les avantages : correspondance par lettres, audio et vidéoconférences, systèmes multimédias et systèmes par Internet, voire universités à distance, les canaux sont multiples et ne cessent de se diversifier pour toucher progressivement toutes les populations, a fortiori celles des Pays en Voie de Développement.

Il semble par conséquent naturel et tout à fait justifié que l’auteure décrive Internet comme « un outil d’une grande richesse » (cit.p.40), puisqu’il permet de démocratiser le savoir et de répondre aux besoins de tous en un temps immédiat. Sa croissance mondiale, qui l’étend aux PVD1, offre la possibilité « [d’] élargir l’accès aux études » (cit.p.141) et, ainsi, de développer un savoir mondial. Louise Bertrand adopte donc ici une position favorable quant aux possibilités qu’offrent les TIC et la FAD au sein des universités.

Pénélope Giordano

Cet article est téléchargeable pour 4 € sur https://www.artelittera.com/fr/826-renouveler-luniversite-pour-un-rapport-au-savoir-adapte-au-xxie-siecle-par-louise-bertrand

1Pays en Voie de Développement

L’Obligation de résultats en éducation, sous la direction de Claude Lessard et Philippe Meirieu

Bernard Rey est devenu professeur à l’Université Libre de Bruxelles après avoir enseigné en Ecole Normale et à l’IUFM. Dans cet ouvrage collectif intitulé L’Obligation de résultats en éducation, il étudie le concept de compétence dans le chapitre 14, La notion de compétence permet-elle de répondre à l’obligation de résultats dans l’enseignement ? Il y explique le fonctionnement des compétences au sein de l’enseignement.

Après avoir évoqué avec clarté le lien entre école et société, il examine les rapports entre compétences et obligation de résultats. Pour ce faire, il précise l’acquisition des compétences par l’école en trois points : la compétence comme instrument de définition des résultats, les procédés indispensables à l’acquisition des compétences et les difficultés quant au choix de celles-ci.

Les procédés qu’il propose pour aider les élèves s’adressent bien sûr aux enseignants. Il cherche en effet, par ce biais, à simplifier la notion de compétence pour la rendre accessible à tous. Pour ce faire, il la décompose en trois catégories – ou degrés : les « compétences de premier degré », qui correspondent à des automatismes ; les « compétences de deuxième degré », qui obligent le sujet à interpréter une situation pour développer des compétences ; et les « compétences de troisième degré », qui consistent en un choix et une combinaison des procédures de base. (cit.pp.236-237) Il montre ainsi que les premières sont simples, les deuxièmes, élémentaires, et les troisièmes, complexes.

La page 238 montre qu’il ne nie pas les difficultés des enseignants quant à l’acquisition des compétences par les étudiants. Il rappelle toutefois leur rôle essentiel dans l’autonomie de ces derniers, par la découverte des « procédures qui conviennent à une situation nouvelle ».

Dans le but de les rassurer, il insiste sur le fait que les compétences sont le principal lien qui unit école et société. Il s’inspire en effet du Programme de formation de l’école québécoise pour expliquer que les compétences acquises dans le cadre scolaire doivent ensuite pouvoir être exploitées dans la vie quotidienne. Cependant, pour aider les enseignants dans leur rôle, il suggère un établissement de priorités et de valeurs qui facilitera le choix des compétences à l’école entre des disciplines aussi variées que le droit, les langues ou le jardinage.

Il les met toutefois en garde quant aux problèmes que ce choix peut engendrer. Il montre en effet que certaines expressions désignant les compétences – comme « savoir observer » ou « savoir analyser » (cit.p.240) – ne sont pas en lien avec leur résultat, mais avec le processus qui le permet. De cette manière, il incite à rester prudent quant à la polysémie des noms en s’appuyant sur des exemples concrets, expliquant ainsi que le mécanisme de chaque compétence est avant tout propre au contexte dans lequel il est utilisé.

Bernard Rey fournit de cette manière aux enseignants un outil pédagogique clair et accessible à tous les niveaux.

Ce chapitre est téléchargeable pour 4 € sur https://www.artelittera.com/fr/598-l-obligation-de-resultats-en-education-sous-la-direction-de-claude-lessard-et-philippe-meirieu

Ecrire, lire et apprendre à l’âge adulte de Rachel Bélisle et Virginie Thiérault

Rachel Bélisle est chercheuse à l’Equipe de Recherche sur les Transmissions et l’Apprentissage. Virginie Thiérault est maître de conférences à l’Ecole de l’Education, spécialisée en éducation informelle. Elles co-publient, en 2012, un article, Ecrit et apprentissage dans la vie de jeunes adultes en situation de précarité, paru dans l’ouvrage Ecrire, lire et apprendre à l’âge adulte, qui comprend huit chapitres. Dans cet article, elles mettent en lumière la place qu’occupe l’écriture dans la vie de jeunes non diplômés.

Rachel Bélisle et Virginie Thiérault montrent à quel point l’écriture est importante pour les adultes non diplômés. Dans le but d’étayer leurs propos, elles s’appuient sur la méthode de Knud Illeris, un scientifique Danois qui prône l’apprentissage tout au long de la vie. Elles mettent ainsi en évidence le lien intrinsèque entre écrit et interactions. D’après les travaux de Rachel Bélisle et Bernard Lahire – sociologue français -, les pratiques de l’écrit influencent en effet la vie sociale. Les chiffrent parlent : 84 à 91 % de jeunes en situation de précarité ont lu ou écrit durant des moments importants de leur vie. Des statistiques heureuses qui prouvent que les jeunes, même peu, voire non scolarisés, ont intégré la lecture et l’écriture dans leur vie quotidienne.

Selon les jeunes interrogés à ce sujet, les motivations d’écriture sont nombreuses : apaisement, apprentissage, communication, partage, inspiration, scolarisation…Illeris démontre que l’apprentissage est déterminé par la famille et la société. Il apparaît naturel en effet que les difficultés sociales soient davantage présentes chez les jeunes adultes non diplômés : le chômage, puis la pauvreté qui en découle ne les aident pas à s’intégrer, bien au contraire.

L’importance de la lecture et de l’écriture est marquée, à la page 120, par une abondance d’activités : lecture de livres ou de romans, écriture et relecture d’écrits intimes, lecture et écriture sur Internet, lecture et écriture de poèmes ou de chansons. Une énumération qui montre la place prépondérante de ces pratiques dans la vie des jeunes gens, et ce malgré leur situation de précarité. Ces activités centrées autour de la lecture et de l’écriture mettent en évidence leur volonté de s’intégrer. Tout cela et porteur d’un espoir quant à leur insertion sociale.

Pénélope Giordano

Cet article est téléchargeable pour 4 € sur https://www.artelittera.com/fr/812-ecrire-lire-et-apprendre-a-l-age-adulte-sous-la-direction-de-rachel-belisle

Pourquoi les étudiants peuvent-ils télécharger des chapitres de livres pour réaliser leurs thèses de doctorat ?

Ce que la plupart des professeurs et des étudiants ignorent c’est qu’il est tout à fait légal de citer des chapitres de livres en notes de bas de page, et d’insérer des chapitres dans une bibliographie générale de thèses ou de mémoires, en précisant une catégorie “chapitre” dans la composition du document bibliographique.

Le chapitre est une ressource documentaire légale que l’on peut désormais télécharger en format PDF sur Artelittera, la seule plateforme dans le monde, dédiée au téléchargement de chapitres de livres académiques (ce qui exclut tous les ouvrages de fiction, pratique, etc.).

Partant de cette réalité, comment faire ?

En vous rendant sur la plateforme Artelittera, vous découvrez des milliers de chapitres dans les disciplines les plus diverses et vous faites vos choix en fonction de votre sujet de recherche.

Sur la plateforme Artelittera, vous obtiendrez les précisions dont vous avez besoin pour formuler selon les normes bibliographiques, la citation d’un chapitre. Depuis 2015, tous les nouveaux chapitres intégrés sur la plateforme comportent la formulation de la note en bas de page : il vous suffit de copier-coller la formule dans votre document de thèse ou de mémoire de master.

Les bibliothèques ont compris que les étudiants aiment bien cette façon de faire : c’est-à-dire lire uniquement la partie de l’ouvrage dont vous avez besoin. Via la plateforme dawsonera, destinée aux bibliothèques universitaires, vous pouvez demander à votre bibliothèque d’accéder à l’offre chapitres que nous proposons.

L’achat de chapitres vous intéresse pour réaliser vos travaux de recherches : rendez-vous en un clic sur la plateforme Artelittera et en 3 clics commandez les chapitres que vous aurez sélectionnés.