Enseignement : les projets d’Emmanuel MACRON

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Emmanuel MACRON est, avec 66% des suffrages, président de la république française depuis le 7 mai dernier.

Vous êtes étudiant et souhaitez savoir quelles sont les projets de notre nouveau président qui vous concernent directement ?

 

Artelittera vous en liste quelques uns :

BACCALAUREAT : une nouvelle forme et plus de contrats en alternance

Emmanuel MACRON souhaite « revoir la forme du baccalauréat » dans le but de « rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours », qui « prépareront mieux à la poursuite d’études et à l’insertion professionnelle ». « Modernisé », le BAC comporterait dorénavant 4 matières obligatoires.

Le président souhaite également développer les contrats en alternance en proposant plus de 100 000 places au sein de « nouvelles filières professionnalisantes », principalement au sein de lycées professionnels.

 

Rétablissement des bourses au mérite

MACRON propose de rétablir les bourses au mérite pour les étudiants ayant reçu une mention « très bien » au baccalauréat.

 

Davantage de logements pour les jeunes

Le président souhaite rendre accessible le logement aux étudiants et aux jeunes actifs avec la construction de 80 000 logements qui leur seraient destinés.

 

Un accès à la culture facilité

Le nouveau président souhaite mettre en place un « pass culture » de 500€ pour tous les mineurs.

 

Un dévéloppement des projets ERASMUS

MACRON entend aussi élargir le nombre d’étudiants ERASMUS grâce à un « statut européen de l’apprenti, qui facilitera leur mobilité ».

 

Enseignement supérieur : davantage de budget

MACRON a aussi pour projet d’aider financièrement des établissements de l’enseignement supérieur par le biais de « cofinancements européens et privés ». Il aimerait aussi renforcer les « partenariats entre les entreprises et la recherche publique ».

 

La fin de NUMERUS CLAUSUS

Concernant les études supérieures dans le domaine de la santé, M. MACRON souhaite mettre un terme au dispositif « numerus clausus », qu’il trouve « périmé » et « injuste ».

 

Une sélection à l’entrée des universités plus cadrée

MACRON demande à ce que « chaque filière du supérieur puisse déterminer les pré requis indispensables à l’entrée » afin de préparer les candidats potentiels « soit au baccalauréat, soit par des cours d’été ou des modules complémentaires pendant un semestre universitaire ».

 

MASTER : un aménagement de cursus

Emmanuel MACRON souhaite élargir les « aménagements du cursus aux étudiants en stage, en alternance ou en activité professionnelle » ainsi qu’un élargissement d’horaires d’ouverture des bibliothèques universitaires afin de faciliter l’accès des étudiants à leurs recherches.

De même, l’accès à des nouveaux formats documentaires (fichier PDF à télécharger) va bénéficier de nouvelles dynamiques. Artelittera offre aux étudiants et enseignants chercheurs une base documentaire de plus de 10 000 références, accessible en ligne  24h/24 et 7 jours / 7 !

L’université d’Europe Centrale menacée par le gouvernement hongrois

Georges Soros : le milliardaire philanthrope

C-RDEvQVoAARCiXGeorges Soros est un financier milliardaire américain d’origine hongroise connu pour ses activités de spéculation sur les devises et actions, qui lui ont valu le surnom de « l’homme qui a fait sauter la banque d’Angleterre ». A 86 ans, il est à la tête d’une fortune estimée à 23 milliards de dollars, ce qui le classe à la 26ème place des plus grandes fortunes mondiales.

Au delà de son patrimoine, Georges Soros est aussi reconnu pour ses activités philanthropiques. En effet, il consacre une grande partie de sa fortune à la promotion d’idées libérales en militant notamment pour les droits de l’homme, l’éducation et l’aide aux migrants.

Des projets à vocation démocratique

En 1979, il a fondé l’Open Society Institute, devenue depuis l’Open Society Foundation, qui a pour but de promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance démocratique.

Georges Soros a créé en 1991, à Budapest, la prestigieuse Université d’Europe Centrale qui repose sur les valeurs démocratiques de l’Open Society Foundation. L’établissement propose des MASTERS et doctorats dans les domaines du droit, du commerce, du management, des sciences sociales, publiques et environnementales ainsi que des mathématiques. Ces diplômes sont accrédités à la fois en Hongrie et aux Etats Unis.

Une majeure partie des 1 500 étudiants de l’université, venant de plus de 100 pays différents, ont eu accès à leur formation grâce aux bourses offertes par l’Open Society Foundation du milliardaire.

La menace du gouvernement hongrois

Si Georges Soros est au cœur de l’actualité, c’est parce que l’existence de son université est menacée par le gouvernement en place.

Viktor Orban, premier ministre hongrois, connu pour ses idées conservatrices et eurosceptiques, souhaite fermer l’Université d’Europe Centrale. Pour ce faire, il s’appuie sur une loi visant à priver de licence les instituts d’enseignement étrangers qui ne disposent par de campus dans leur pays d’origine.

Plusieurs manifestations ont eu lieu depuis cette annonce. 900 universitaires du monde entier, dont 18 Prix Nobel, ont signé une pétition demandant le retrait de cette loi qui représente, selon eux, une atteinte aux droits de l’homme. Le 9 avril dernier, ce sont 80 000 manifestants qui ont défilé dans les rues hongroises pour montrer leur mécontentement.

Artelittera s’intéresse de près à cette actualité qui représente un cas concret de sciences politiques, en exposant le jeu des rapports de pouvoir entre l’Etat et les individus. D’ailleurs pour soutenir la résistance des intellectuels hongrois, Artelittera met en ligne des ebooks aux chapitres de deux maisons d’édition hongroise. Si vous aussi vous vous intéressez aux sciences politiques et souhaitez améliorer vos connaissances dans le domaine, n’hésitez pas à accéder à notre base documentaire en sciences politiques.

Vous qui lisez cet article, que pensez-vous de cette actualité ? Quelles sont vos idées et pensées face à cet événement ?

Ma thèse en 180 secondes

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« Ma thèse en 180 secondes » est un concours d’éloquence et de vulgarisation qui permet à des doctorants de présenter, de façon simple et rapide, leurs sujets de recherche auprès d’un auditoire profane et diversifié.

Chaque étudiant dispose de 3 minutes, pas une de plus, pour présenter sa thèse et chercher à convaincre l’auditoire de son projet de recherche. Le seul support autorisé est une diapositive.

La mise en lumière de ce concours permet d’attirer l’attention du public sur la recherche actuelle.

Historique du concours

A l’initiative du projet, une université du Queensland, en Australie, qui a conçu en 2012 :« Three minute thesis ». Le concept a ensuite été repris en 2014 par une association québécoise qui l’étend à quatre pays francophones : la France, le Maroc, la Belgique et le Québec. En 2015, le Burkina-Faso, le Cameroun, le Sénégal et la Tunisie intègrent le projet. Puis s’y ajoutent en 2016 le Bénin, l’Indonésie et la Suisse.

Pour mieux comprendre le concept, découvrez les captivantes prestations des finalistes de l’édition 2016 :

1er prix :

Mathieu BUONAFINE qui présente sa thèse sur « l’étude du rôle de la Neutrophil Gelatinase Associated Lipocalin dans les effets cardiovasculaires de l’activation du récepteur minéralocorticoïde » :

2ème prix :

Bertrant COCHARD avec sa thèse « Réification, spectacle et imagification dans la philosophie de Guy Debord »

3ème prix :

Nicolas URRUTY avec sa thèse : « Impact de la réduction des pesticides sur le rendement du blé »

La rédaction de thèse est un travail de recherche long et complexe. Artelittera est ravi de faciliter l’étape de la recherche documentaire en proposant un téléchargement facile et rapide de chapitres de livres universitaires de toutes disciplines.

C’est avec hâte que nous attendons les prestations des candidats finalistes de l’édition 2017 !

Pour en savoir plus sur le concours « MT180 », découvrez le site officiel : http://mt180.fr/.

L’édition 2017

Les sélections régionales, faites par les 27 regroupements universitaires français, sont en cours de déroulement. S’en suivront les demi-finales le 13 juin prochain puis la finale française le 14 juin à Paris. Les deux heureux finalistes auront ensuite l’opportunité de présenter leurs thèses lors de la finale « pays francophones » qui se tiendra le 28 septembre à Liège en Belgique.

Uberisation dans la commercialisation des ebooks académiques : artelittera.com y participe

L'offre artelittera vue à travers le phénomène de l'uberisation

L’offre artelittera vue à travers le phénomène de l’uberisation

L’uberisation dans un monde inconnu et dont on parle peu ou pas : il s’agit de la gestion des contenus intellectuels délivrés par les revues de recherches académiques englobant toutes les disciplines (littéraires, scientifiques et autres). Si vous êtes chercheur ou étudiant, et si vous assez par le réseau documentaire de votre université, vous ignorez les enjeux financiers auxquels les bibliothèques universitaires sont confrontées. En mars 2014, une enquête réalisée par l’ADBU (Association des Directeurs de Bibliothèques Universitaires) révèle : « Face aux difficultés budgétaires et à la hausse des coûts de la documentation à destination des laboratoires, le choix des universités françaises a clairement été de maintenir, quel qu’en soit le coût, les abonnements aux ressources de niveau recherche, au détriment des étudiants, de leur réussite, et de l’égalité des chances. » L’année suivante en 2015, les mêmes observations sont exprimées par les responsables des bibliothèques universitaires et centre de documentation, à savoir que chaque entité constate un « Recul historique des dépenses documentaires des BU en 2015 : la réussite étudiante compromise, la recherche menacée ». Un exemple, en 2016,  la bibliothèque des Céseaux de la Bibliothèque universitaire de Clermont-Ferrand publie cette remarque : « En janvier 2016, [la bibliothèque des Céseaux] s’est vue dotée d’un budget initial de 55 000€ pour l’achat de documents imprimés et de 33 000€ pour les abonnements aux revues, soit un budget de 9€ par étudiant. Il est à noter que les budgets sont en baisse par rapport aux années précédentes. »

Face à ces remarques, il faut chercher ailleurs des réponses. Un site américain comme JSTOR dispose d’une importante bibliothèque d’articles en français de certaines revues françaises (par exemple la revue Esprit). Un article de 1932 est à télécharger pour 19,50 dollar.  Sur le site du groupe Elsevier – Science Direct, les articles de revues scientifiques peuvent être téléchargés au prix de 31,50 dollar. Il faut savoir que le groupe  Elsevier ScienceDirect propose un catalogue de 14 million publications dont environ 3,800 revues et plus de 35,000 livres publiés sous le label Elsevier, et autres sociétés partenaires.

Selon un document d’information publié par la direction de l’information du CNRS en date de mars 2015 : « Reed Elsevier, dernier grand groupe coté impliqué dans l’IST à publier ses résultats 2014, les a présentés le 26 février. Avec 2 540 M. € de revenus sur 2014, en croissance organique de 2%, Elsevier reste un solide N°1 mondial. Il faut cependant tenir compte du fait que le chiffre d’affaires d’Elsevier se partage en deux pôles pesant le même poids : Elsevier Science & Technology, qui regroupe toute les activités d’édition de recherche (revues et ouvrages), y compris l’édition de recherche biomédicale, et le pôle Elsevier Health qui regroupe des activités d’édition et d’information médicale pour les praticiens ou les étudiants. Dans l’édition de recherche proprement dite Elsevier Science & Technology réalise environ 1 300 M. € de revenus, ce qui le place encore nettement devant le futur groupe Springer/Macmillan Science & Education/Nature Publishing Group qui générera environ 972 M. € de revenus dans l’IST. Wiley (941,5 M. €) Thomson reuters (896,5 M. €) et Wolters Kluwer (816 M. €) et Informa (Taylor & Francis) (560 M. €), quatre sociétés cotées, occupent les autres places du « Top 6». La publication dans les deux dernières semaines des résultats 2014 de ces sociétés permet de noter une progression modérée mais régulière (les taux de croissance organique s’étagent de 2 à 5%) du marché de l’édition de recherche, un marché pourtant mature. Avec des taux de marge opérationnelle pour 5 de ces opérateurs supérieurs à 32%, l’édition scientifique confirme son exceptionnelle profitabilité pour les grands éditeurs « for-profit ». On ne retrouve nullement ce niveau de rentabilité chez les plus petits éditeurs et les sociétés savantes, pour lesquels le taux de marge opérationnelle dépasse rarement les 15%. « .

D’où ce constat selon lequel il y a un clivage de plus en plus marquant avec ces grands groupes internationaux et les acteurs professionnels de taille plus réduite, voire très réduite.  D’où les orientations nouvelles qui viennent modifier les comportements des acteurs sur ces marchés, en particulier les formules de mise en ligne de documents numérisés, les mises en accès gratuit, qui paraissent séduisantes au premier abord mais qui convoquent des réflexions : si l’on prend en considération le fait que nos instruments de réflexion ont fortement évolué en 30 ans (et plus !), le fait que les niveaux de l’instruction et donc celui des acquisitions des connaissances ont bondi dans tous les pays du monde, il faut aussi admettre que des ouvrages datant des années 1950 traitant par exemple de la littérature du XIXe siècle sont quasiment obsolètes. Dans le même temps, tous les étudiants en masters et doctorats sont mis en garde sur le fait qu’il faut éviter d’avoir dans sa bibliographie des références documentaires antérieures à ces 10 ou 15 dernières années. Donc il faut prendre avec prudence tous ces contenus en libre accès, et bien estimer, autant que faire se peut, la validité du raisonnement scientifique proposé dans de tels ouvrages ayant vieilli.

Autre point : la multiplicité des offres. « Peut-il exister une place pour un portail d’accès à côté de Google ? Ce dernier reste dans bien des cas la première porte d’entrée mais, pour être repéré ensuite comme portail plus spécifique, il faut être bien placé dans la première page de Google. Ce contexte concurrentiel est aussi très stimulant et ces dix dernières années ont vu se développer de très nombreuses initiatives de portails : portails de bibliothèques locales et nationales (SCD, Sudoc, Gallica 2), passerelles disciplinaires (portails du CNRS, Pubmed, Cismef), sites d’éditeurs et d’agrégateurs défendent leur place. L’intérêt est souvent de développer une masse critique par des jeux d’alliances ou de partenariats assurant une plus grande audience, une plus grande visibilité. » (Voir )

Compte tenu de cette massification des flux financiers qui concerne la diffusion numérique des contenus académiques, une voie est ouverte sur  ce phénomène « d’uberisation », qui va consister à démocratiser les accès aux contenus intellectuels de manière démocratique. Il faut permettre aux étudiants, les plus démunis et les plus éloignés des pôles universitaires, d’accéder aux savoirs avec les mêmes chances. C’est sur ce créneau éthique qu’Artelittera engage les éditeurs à mettre en ligne leurs ouvrages pour mettre en place une nouvelle politique de mise en ligne des contenus académiques numérisés et à terme défaire les profits insensés.

Ebook : Penser avec Edgar Morin : Lire La Méthode, de Robin Fortin

Penser avec Edgar Morin, lire la Méthode.

Penser avec Edgar Morin, lire la Méthode.

Diplômé de l’Université Laval et titulaire d’un doctorat en philosophie, Robin Fortin est l’un des grands spécialistes de la pensée d’Edgar Morin. Dans l’Introduction de cet ouvrage, c’est en ces mots qu’il explique le sens de la publication : « Dans cet ouvrage, j’ai voulu retracer les grands moments de l’histoire personnelle et intellectuelle qui ont fait d’Edgar Morin un des grands penseurs de notre temps, et l’auteur d’une oeuvre majeure à la convergence des savoirs, oeuvre colossale et désormais incontournable pour penser notre temps et les problèmes de notre temps. J’ai voulu mettre en son centre ce qui constitue à mes yeux « une oeuvre dans une oeuvre », son grand-oeuvre, La Méthode, qui unit les différentes parties et donne à la pensée d’Edgar Morin une extraordinaire cohérence, malgré les nombreux fils épars, et malgré l’apparente dispersion. » (page 1).

Artelittera.com propose 12 fichiers à télécharger dont la bibliographie, le lexique et l’index à télécharger gratuitement. Concernant la Méthode, Robin Fortin écrit dans le chapitre 2 : « La Méthode est un réquisitoire non pas contre la science (là-dessus combien il y a de malentendus et d’incompréhensions !), mais pour la science, pour une science ouverte, non réductrice, réflexive et autocritique. Pour comprendre l’enjeu et toute la portée de La Méthode, il faut resituer le travail de Morin dans une perspective large. La première partie du tome 1 annonce déjà les ambitions et la visée de l’ouvrage. Ce qui s’auto-construit dans les premières pages de La Méthode ne peut se faire qu’en rupture avec une science incertaine, incapable d’accomplir sa propre métamorphose, passage difficile qui doit conduire à une nouvelle mutation de la science : « Ce qui va m’intéresser, ce n’est pas le “roman” de l’Univers […] : ce sont les choix conceptuels, théoriques, voire logiques et paradigmatiques qui, après
l’effondrement de notre ancien monde, vont permettre d’en concevoir un nouveau. » « L’acquis véritable du nouvel univers est là : ce n’est pas un univers hubbléen, c’est l’univers que rend possible la rupture hubbléenne. Ce n’est pas une vision d’astronome amateur, c’est une conception de principe.
L’acquis véritable, ici, c’est la nécessité du principe de complexité. » La nouvelle vision de l’ordre et du désordre, à ce titre, a valeur paradigmatique. A valeur de modèle de pensée. Elle nous demande non seulement de repenser l’existence de l’ordre et du désordre, mais de repenser le rôle et l’intelligibilité de ces notions. » (page 32)

A propos d’un colloque de Cerisy organisé autour de la pensée d’Edgar Morin qui s’est tenu en juin
1986 à Cerisy-la-Salle, Robin Fortin rapporte des paroles d’Edgar Morin lui-même qu’il a prononcées à la fin de cette manifestation en rappelant « la mission qu’il s’était confiée, non pas Messie, mais annonciateur, annonciateur d’un espoir, d’une nouvelle naissance : « Je ne suis pas un Messie mais je voudrais être un annonciateur, je voudrais être, si vous voulez, le saint Jean-Baptiste, baptisant dans les eaux de la complexité, là où il y a tourbillons… Je voudrais métaphoriquement prendre chacun d’entre vous dans mes bras et vous plonger dans ces eaux, d’où vous renaîtrez complexifiés et non pas purifiés… […] Je crois sans croire à cette tâche annonciatrice. Je la crois possible, car je crois possible de sortir
de la “préhistoire de l’esprit humain” et de l’“âge de fer planétaire”. Non, je ne crois pas au Paradis, au Bonheur, mais je crois en une nouvelle naissance de l’humanité, je crois en un nouveau déploiement de l’être humain où tant de virtualités qui sont en nous n’arrivent pas à s’exprimer… […] On ne va
pas résoudre tous les problèmes humains ; on ne sortira pas du deuxième principe de la thermodynamique ; on ne sortira pas de cet univers où la dégradation et la mort sont toujours à l’oeuvre. Mais je crois, je crois en quelque chose de fragile, j’y crois de façon fragile, et je dirai même, je crois
au fragile ; je crois à la beauté éphémère ; le plus beau dans le fond, c’est ce qu’il y a de plus fragile et de plus éphémère, nous le savons tous, et c’est pourquoi j’y crois(…). » (Chapitre 3, page 200)

Cet ouvrage numérisé  rend compte si bien de l’intelligence pétillante d’Edgar Morin !